On qualifie généralement de circuit court le circuit de distribution dans lequel intervient au maximum un intermédiaire entre le producteur et le consommateur. Historiquement, les circuits courts ont été des modes de distribution très répandus, notamment aux abords des villes. L’agriculture périurbaine était une fonction ancienne d’approvisionnement des villes. Il y avait par exemple des villages maraîchers autour de Paris pour approvisionner les Halles et les marchés.
On évoque assez souvent les circuits courts pour les produits agricoles, domaine pour lequel la France dispose d’une définition officielle : Selon le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche, est considéré comme « un circuit court un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire ».

Le circuit court s’inscrit pleinement dans une démarche de développement durable. Il présente des bénéfices d’un point de vue social, recréant une relation directe entre le producteur et le consommateur, une forme de lien social important sur les territoires, mais aussi aux niveaux économique et environnemental. Il s’impose comme une solution pour réaliser des économies sur l’ensemble de la chaîne de distribution et permet une augmentation des marges grâce à une rémunération directe du producteur. Enfin, les circuits courts sont éco-responsables grâce notamment à leur capacité à limiter les transports. Acheter ses produits alimentaires en circuit court, c’est faire le choix d’une alimentation durable, encourager une authentique agriculture raisonnée et de proximité, et participer à une économie solidaire et responsable !
Les coopératives se mobilisent pour répondre au souhait « manger local » des nouveaux locavores ! Certaines misent sur des modes de vente de produits en circuit court traditionnels comme les marchés locaux, la vente directe à la ferme, ou la vente des produits de la coopérative dans ses magasins. D’autres donnent une nouvelle dimension à l’approche touristique des territoires, en associant à des paysages des produits du terroir aux modes de production caractéristiques. D’autres enfin surfent sur les nouvelles technologies pour, à distance, rapprocher le producteur du consommateur, ou créer de nouveaux moyens de contact, comme le drive-fermier.
Voici quelques exemples de circuits courts :
Vente dans la ferme :
- Magasin à la ferme
- Cueillette
- Événement organisé à la ferme
- Distributeur automatique de produits fermiers
Vente en dehors de la ferme :
- Marchés
- Vente en bordure de route
- Vente par livraison à domicile ou dans des points de relais
- Vente dans des foires, salons
- Vente dans un point de vente collectif.
- Vente à un Groupement d’Achat
- Vente par un autre producteur
- Vente à un magasin en direct :
- Magasins bio, exemple : La Biosphère
- Magasins de produits locaux
- Magasins de proximité (boulangerie, boucherie, épicerie,…)
- Grande distribution (Carrefour et son rayon de produits locaux…)
- Vente à des collectivités ou à des restaurants en direct
- Vente à une coopérative de producteurs
- Vente par l’intermédiaire de dépôt de paniers
- Vente via un réseau de promotion des produits du terroir
- Vente via des plateformes Internet